IRM et claustrophobie : comment surmonter l'appréhension de l'examen ?

À l'idée de devoir entrer dans le tunnel d'une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), certaines personnes ressentent une véritable angoisse. Peur de manquer d'air, sensation d'être enfermé, crainte de ne pas pouvoir bouger… Ces inquiétudes sont fréquentes et parfaitement compréhensibles. Pourtant, dans la grande majorité des cas, elles ne doivent pas empêcher la réalisation de cet examen essentiel au diagnostic de nombreuses maladies.

Au service de radiologie du GHOL, les équipes sont habituées à accompagner les patients anxieux ou claustrophobes. Une bonne préparation, des explications adaptées et un dialogue avec les professionnels permettent souvent de vivre l'examen beaucoup plus sereinement.


L'IRM, un examen de référence pour poser un diagnostic

L'IRM, ou Imagerie par Résonance Magnétique, est un examen qui permet d'obtenir des images très détaillées de l'intérieur du corps grâce à un champ magnétique puissant et à des ondes radio. Contrairement au scanner ou à la radiographie, elle n'utilise pas de rayons X.

Elle est prescrite dans de nombreuses situations : pour explorer le cerveau et la moelle épinière, examiner une articulation douloureuse, rechercher une atteinte des muscles ou des ligaments, ou encore étudier certains organes de l'abdomen et du pelvis. Les images obtenues aident le médecin à confirmer un diagnostic, à évaluer l'évolution d'une maladie ou à suivre l'efficacité d'un traitement.

Pour garantir une qualité d'image optimale, il est toutefois indispensable de rester immobile pendant toute la durée de l'examen, qui varie généralement entre 15 et 45 minutes. Notre IRM 1,5 T dispose d'un tunnel de 70 cm de diamètre, l'un des plus larges du marché, offrant ainsi davantage de confort et d'espace aux patients durant l'examen.

 

Pourquoi l'IRM peut-elle être difficile à vivre ?

L'appareil d'IRM se présente sous la forme d'un tunnel dans lequel la table d'examen vient se positionner. Selon la partie du corps examinée, le patient peut avoir la tête à l'intérieur de l'appareil pendant plusieurs minutes.

Chez certaines personnes, cette configuration déclenche une sensation d'inconfort, voire une véritable crise de claustrophobie. Celle-ci peut se manifester par une impression d'étouffer, une respiration plus rapide, des palpitations, des sueurs ou une envie irrépressible de sortir de l'appareil.

Même si ces sensations peuvent être très impressionnantes, elles ne présentent généralement aucun danger. Elles sont d'ailleurs bien connues des professionnels de santé, qui disposent de différentes solutions pour aider les patients à mieux vivre leur examen.

 

Faut-il renoncer à une IRM lorsqu'on est claustrophobe ?

La réponse est non.

Être claustrophobe ne signifie pas qu'une IRM est impossible. Dans la majorité des situations, l'examen peut être réalisé grâce à quelques adaptations et à un accompagnement personnalisé.

Le plus important est d'en parler avant le rendez-vous. Si vous avez déjà interrompu une IRM ou si les espaces confinés vous mettent mal à l'aise, n'hésitez pas à le signaler lors de la prise de rendez-vous ou à votre arrivée dans le service. Cette information permettra à l'équipe de prendre le temps de vous rassurer et d'adapter votre prise en charge.

 

Comment se déroule l'examen ?

Avant de commencer, le TRM (Technicien en Radiologie Médicale) vous explique le déroulement de l'IRM et répond à toutes vos questions. Vous êtes ensuite installé confortablement sur la table d'examen.

Pendant toute la durée de l'IRM, vous restez en contact avec l'équipe grâce à un système d'interphonie. Un dispositif d'appel est également mis à votre disposition afin que vous puissiez signaler le moindre inconfort si nécessaire.

L'IRM produit des bruits répétitifs parfois impressionnants. Pour améliorer votre confort, une protection auditive vous est systématiquement proposée et, selon les examens, il est parfois possible d'écouter de la musique.

Surtout, vous n'êtes jamais seul. Les manipulateurs suivent l'examen en permanence depuis la salle de commande et restent disponibles à chaque instant.

 

Quelques conseils pour aborder l'examen plus sereinement

Il n'existe pas de méthode universelle, mais plusieurs astuces permettent souvent de diminuer le stress.

Certaines personnes préfèrent fermer les yeux avant même que la table ne se déplace dans l'appareil. D'autres trouvent utile de se concentrer sur leur respiration, de compter lentement les inspirations ou d'imaginer un lieu apaisant.

Le fait de connaître à l'avance les différentes étapes de l'examen aide également à mieux gérer l'attente. N'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous viennent à l'esprit : comprendre ce qui va se passer est souvent le premier pas pour diminuer l'anxiété.

 

Au GHOL, une prise en charge centrée sur le patient

Au GHOL, nous sommes convaincus que la qualité d'un examen ne dépend pas uniquement de la technologie utilisée, mais aussi de l'accompagnement proposé aux patients.

Nos TRM et nos radiologues prennent le temps de vous écouter, de répondre à vos interrogations et de vous accompagner avant, pendant et après votre IRM. Une partie de notre équipe se forme d'ailleurs au quotidien pour améliorer la prise en charge des patients, notamment à la pratique de l'hypnose légère, afin d'offrir un accompagnement encore mieux adapté aux personnes souffrant de claustrophobie ou confrontées à toute autre situation de stress pendant les examens réalisés chez nous. Notre objectif est simple : instaurer un climat de confiance afin que vous puissiez réaliser votre examen dans les meilleures conditions possibles.

Si vous ressentez une appréhension, n'attendez pas le jour de votre rendez-vous pour en parler. Ensemble, nous trouverons les solutions les plus adaptées pour que votre IRM se déroule avec le plus de sérénité possible.

 

Et si l'anxiété reste trop importante ?

Dans certains cas, malgré toutes les précautions mises en place, le stress reste difficile à maîtriser. Votre médecin peut alors, si cela est indiqué, prescrire un traitement anxiolytique léger à prendre avant l'examen.

Cette décision est toujours prise au cas par cas et uniquement sur avis médical. Si un médicament vous est prescrit, il est recommandé de venir accompagné, car la conduite peut être déconseillée après sa prise.

Lorsque cela s'avère nécessaire, le radiologue et le médecin prescripteur recherchent avec vous la solution la plus adaptée à votre situation.