La pré-éclampsie est une complication de la grossesse qui se manifeste par une élévation de la tension artérielle associée à une atteinte d’organe. Elle concerne une minorité de femmes enceintes mais nécessite une attention particulière. Son évolution peut être progressive ou plus rapide, avec des répercussions possibles pour la mère et le bébé. Aujourd’hui, l’identification précoce des situations à risque, dès le début de la grossesse, ainsi qu’un suivi adapté pendant toute la grossesse et après l’accouchement permettent de mieux maîtriser ces risques. Au GHOL, nos équipes proposent un accompagnement coordonné et spécialisé, afin d’assurer un suivi global et sécurisé.
Pré-éclampsie
La pré-éclampsie est une complication de la grossesse qui survient après la 20e semaine. Elle se manifeste par une élévation de la tension artérielle et s’accompagne d’une atteinte d’organes (rein, cerveaux ou encore coagulation par exemple).
Concrètement, il s’agit d’un trouble lié à un dysfonctionnement des vaisseaux au niveau du placenta, qui aura des répercussions sur la circulation sanguine maternelle et sur la croissance du bébé. Aujourd’hui, cette pathologie est bien connue, mais elle nécessite une surveillance attentive.
Il est également important de savoir que la pré-éclampsie peut apparaître pendant la grossesse, mais peut aussi se manifester après l’accouchement, jusqu’à 6 semaines post-partum.
Pourquoi la pré-éclampsie nécessite une attention particulière
La pré-éclampsie peut évoluer rapidement et peut avoir des conséquences importantes, aussi bien pour la mère que pour le bébé. Chez la mère, elle peut entraîner une atteinte des reins, du foie ou du système nerveux. Chez le bébé, elle peut entraîner un retard de croissance intra-utérin (RCIU) ou une naissance prématurée.
Ainsi, une détection précoce permet d’adapter la prise en charge et de limiter les risques.
Quels sont les facteurs de risque ?
La pré-éclampsie peut concerner toutes les grossesses. Toutefois, certaines situations sont associées à un risque plus élevé telles que :
- Hypertension avant ou pendant la grossesse
- Antécédent de pré-éclampsie
- Grossesse médicalement assistée
- Dépistage du risque de pré-éclampsie positif au 1er trimestre
- ATCD de retard de croissance du bébé (RCIU)
- Maladie rénale chronique, diabète ou obésité
Dans ces situations, un suivi spécialisé est proposé dès le début de la grossesse.
Comment pose-t-on le diagnostic ?
Le diagnostic de la pré-éclampsie repose sur une surveillance régulière pendant la grossesse. Les consultations prénatales permettent de détecter rapidement tout changement pouvant concerner la mère ou le bébé.
Plusieurs éléments sont évalués de manière complémentaire :
La tension artérielle
La mesure de la tension artérielle est un élément central du suivi. Elle permet de repérer une éventuelle hypertension. On parle de tension élevée lorsque les valeurs atteignent ou dépassent 140/90 mmHg.
L’analyse d’urine
Un contrôle des urines est également réalisé. Il permet notamment de détecter la présence de protéines, qui peut traduire une atteinte des reins.
Les analyses sanguines
Des prises de sang peuvent être prescrites afin d’évaluer le fonctionnement de certains organes.
Elles permettent notamment de contrôler :
- la fonction rénale (créatinine)
- la fonction hépatique
- certains paramètres sanguins généraux
Selon la situation, d’autres examens peuvent être réalisés pour compléter le bilan.
La surveillance clinique
Enfin, l’évolution du poids et l’apparition de certains signes sont également pris en compte.
Une prise de poids rapide ou l’apparition d’un gonflement du visage et des mains peuvent constituer des signaux d’alerte.
Quelle prise en charge au GHOL ?
Au GHOL, la prise en charge repose sur une offre de soins pluridisciplinaire.
Dès qu’une situation à risque est identifiée, une évaluation médicale est réalisée. Par la suite, la prise en charge est adaptée en fonction de la situation clinique. En effet, cette prise en charge peut associer plusieurs spécialités, notamment la gynécologie-obstétrique, la néphrologie et la pédiatrie / néonatologie.
L’objectif est d’assurer la sécurité de la mère et de l’enfant à chaque étape du suivi.
Quand faut-il consulter en urgence ?
Certains signes doivent amener à consulter immédiatement :
- Maux de tête intenses ou inhabituels
- Troubles de la vision (vision floue, scintillements)
- Douleurs en haut de l’abdomen
- Gonflement soudain du visage, des mains ou des jambes
- Essoufflement ou sensation de malaise
- Tension artérielle élevée
Ces symptômes peuvent indiquer une aggravation de la situation et nécessitent une évaluation rapide.
Après l’accouchement : rester attentive
Même après la naissance, certains symptômes doivent être pris au sérieux. En effet, la pré-éclampsie peut apparaître ou persister dans les semaines qui suivent.
Ainsi, en cas de symptômes inhabituels, il est important de consulter rapidement.
Questions fréquentes
La pré-éclampsie peut-elle apparaître après l’accouchement ?
Oui, elle peut survenir jusqu’à 6 semaines après la naissance, ce qui justifie une vigilance prolongée.
Est-ce une maladie grave ?
Elle peut devenir grave sans prise en charge. En revanche, un suivi adapté permet aujourd’hui de bien contrôler la situation.
Pourquoi surveiller les reins ?
Parce que la pré-éclampsie peut affecter la fonction rénale. Un suivi spécialisé permet d’en évaluer l’impact et d’assurer un bon rétablissement.
Y a-t-il un risque pour une prochaine grossesse ?
Oui, un risque de récidive existe. Un suivi personnalisé est alors proposé dès le début de la grossesse.
