La rééducation aigüe du patient post-AVC au GHOL

Au GHOL, la certification Stroke Unit assure également une rééducation aigüe pluridisciplinaire. Elle débute dès le lendemain de l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Nos spécialistes évaluent rapidement le-la patient-e pour mettre en place la rééducation la plus intensive possible, en adéquation avec ses possibilités et capacités pour lui redonner un maximum d’autonomie. Grâce à une présence accrue de nos médecins et notamment des physiothérapeutes sur place 7 jours sur 7 (weekends et jours fériés compris), tout est mis en œuvre pour offrir un accompagnement optimal.


Groupe de travail, formation : des soignant-e-s sensibilisé-e-s aux symptômes post-AVC

 

Parmi les spécialistes actifs en première intention post-AVC, nous retrouvons les logopédistes. C’est le cas de Clémence Mesmin, qui détaille leur intervention : « Nous voyons les gens entre J1 et J3 grand maximum, pour les évaluer au sujet de la déglutition. Le test de la déglutition est fait le plus précocement possible, afin de sécuriser les voies aériennes de nos patient-e-s. » Après un AVC, plus de 60% des patient-e-s ont des fausses routes silencieuses (on avale de travers mais sans manifestation du réflexe de toux), ce qui les met en difficulté et entraîne un risque d’infection pulmonaire.

 

« Nous pouvons et nous devons protéger ces patient-e-s, c’est pourquoi nous agissons de façon préventive. Par exemple, en adaptant les textures des repas, les consistances des liquides pour éviter ces fausses routes. Un groupe de travail sur la déglutition a été instauré à l’Hôpital de Nyon. Nous formons de nombreux-ses soignant-e-s, dans plusieurs services, pour qu’ils soient vigilants sur ce sujet et mettent en place les bonnes pratiques. »

 

En complément de ce test de déglutition, les logopédistes évaluent les troubles du langage (aphasies), de l’articulation (dysarthries) et de la voix (dysphonies). « Nous pointons les difficultés pour pouvoir rééduquer dès que possible ; tout en prenant soin des patient-e-s pour ne pas les fatiguer outre mesure. »

 

Une prise en charge pluridisciplinaire, en convention avec la Clinique La Lignière

 

Pour lutter contre les complications fréquentes post-AVC, l’Hôpital de Nyon travaille en étroite collaboration avec la Clinique La Lignière. Plusieurs spécialistes médicaux et para-médicaux interviennent ainsi au GHOL :

  • Les ergothérapeutes évaluent le-la patient-e dans son activité quotidienne (s’habiller, se laver tout seul…) puis œuvrent pour la rééducation du membre supérieur
  • Les physiothérapeutes travaillent sur la rééducation du membre inférieur, la motricité, l’équilibre à la marche…
  • Les neuropsychologues évaluent les capacités cognitives, la mémoire mais aussi les capacités d’attention
  • Les logopédistes (comme détaillé précédemment)

 

Ces spécialistes se réunissent chaque semaine avec un médecin neurologue du GHOL et un médecin rééducateur spécialiste pour coordonner la rééducation aigüe de chaque patient-e. L’échange pluridisciplinaire permet de définir le bon projet pour le-la patient-e, de statuer sur sa reprise de la conduite, son retour professionnel par exemples.

 

Proposer une rééducation optimale aux patient-e-s

 

La prise en charge et l’hospitalisation dans une stroke unit augmente de 20% les chances de remarcher après un AVC. Après une intervention et une rééducation neurologique à l’Hôpital de Nyon, plus de 76% des patient-e-s n’ont plus aucun symptôme ou un léger handicap à 3 mois alors que la moyenne des hôpitaux suisses certifiés dans la gestion de l’AVC atteint 70% ( source : étude par l’université de Bâle du registre national).

 

En moyenne, après 7 à 8 jours de séjour au GHOL, nous orientons le-la patient-e vers :

  • Un retour à domicile avec une rééducation ambulatoire et/ou des soins à domicile (ergothérapie, physiothérapie, logopédie, neuropsychologie)
  • Un centre de rééducation neurologique (CTR) comme la Clinique La Lignière ou l’Institution de Lavigny

 

La rééducation reste optimale durant les trois premiers mois et tend à se réduire passés les six mois post AVC. En parallèle, le médecin neurologue (Dre Loraine Fisch, Drs Julien Niederhaüser & Guillermo Toledo) cherche à identifier les causes de l’AVC, pour traiter et prévenir au mieux. Cette démarche peut nécessiter un bilan chez un cardiologue.