Journée mondiale du rein 2026 : vos reins sont-ils en bonne santé ?

Ils travaillent en silence, sans jamais réclamer d’attention. Pourtant, les reins figurent parmi les organes les plus sollicités du corps humain. À chaque instant, ils filtrent le sang, éliminent les déchets métaboliques, régulent l’eau et les minéraux, et participent à l’équilibre global de l’organisme.


En une seule journée, ils purifient près de 1 500 litres de sang. Un chiffre impressionnant, qui donne la mesure de leur rôle. Car au-delà de cette fonction de “station d’épuration” naturelle, les reins interviennent aussi dans le contrôle de la pression artérielle, la production d’hormones indispensables et l’activation de la vitamine D, essentielle à la santé osseuse.

Et pourtant, lorsqu’un rein souffre, il ne fait pas toujours de bruit.

 

Une maladie fréquente… et souvent ignorée

En Suisse, près d’un adulte sur dix vit avec une maladie rénale. Un constat qui pourrait sembler alarmant, s’il n’était pas encore plus préoccupant : 90 % des personnes concernées ne le savent pas.

La raison est simple : les maladies rénales chroniques progressent souvent lentement, sans symptômes dans les premières années. Le corps s’adapte, compense, et la personne continue sa vie sans se douter que ses reins s’épuisent progressivement.

 

Les deux suspects les plus courants : hypertension et diabète

Dans la majorité des cas, les reins ne sont pas atteints “par hasard”. Les causes les plus fréquentes sont bien identifiées : l’hypertension artérielle et le diabète. Deux pathologies très répandues, parfois sous-estimées, et dont les conséquences dépassent largement le cœur ou la glycémie.

Lorsque la tension est trop élevée ou que le sucre circule en excès dans le sang, ce sont les petits vaisseaux des reins qui se fragilisent. Avec le temps, la filtration devient moins efficace, et les lésions peuvent s’installer durablement.

 

Dépister tôt : un geste simple qui peut changer la suite

Le point clé, c’est qu’une atteinte rénale peut être repérée tôt, avant même l’apparition des symptômes, grâce à des gestes simples.

Mesurer la pression artérielle est une première étape. L’autre consiste à effectuer un test urinaire, notamment pour détecter la présence d’une protéine appelée albumine. Sa présence dans les urines, même en petite quantité, peut être le signe d’une atteinte rénaledébutante et justifier un contrôle sanguin de la fonction rénale.

Ces examens ne sont pas complexes, ni lourds. Mais ils permettent parfois d’identifier un problème au moment où il est encore possible d’agir : adapter le suivi médical, corriger certains facteurs de risque, ralentir l’évolution, et préserver la fonction rénale.

 

Le GHOL se mobilise : stand d’information et dépistage (sans rendez-vous)

À l’occasion de la Journée mondiale du rein, le GHOL propose une action de prévention ouverte à la population, afin d’informer, sensibiliser et faciliter un dépistage simple.

 

 

Sur place, il sera possible de :

  • échanger avec des professionnel·les de santé
  • bénéficier d’une mesure de la pression artérielle
  • réaliser un test urinaire

 

Cette initiative est mise en place grâce à l’engagement des Dre Zina Fumeaux, Dre Céline Leszek Paccolat, néphrologues, dans une démarche de prévention et de santé publique.